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Technique

Chéneau de bâtiment agricole : acier ou zinc ?

4 min de lectureTechnique
Chéneau de bâtiment agricole : acier ou zinc ?

Pour un chéneau de bâtiment agricole, l'acier galvanisé ou prélaqué est le choix le plus courant et le plus robuste ; le zinc se réserve aux bâtiments où l'aspect compte. Les deux tiennent si la pose et l'entretien sont soignés.

Le vrai sujet n'est d'ailleurs pas toujours la matière : un chéneau bien dimensionné, bien pentu et bien entretenu dure, quel que soit son métal.

Qu'est-ce qu'un chéneau sur un bâtiment agricole ?

Le chéneau est un canal intégré à la toiture qui recueille l'eau d'un ou de deux versants. On le trouve surtout entre deux bâtiments accolés, là où les pentes se rejoignent dans un creux.

Sur une exploitation, ce cas est fréquent : une stabulation agrandie au fil des années, un hangar construit contre un ancien bâtiment, un appentis accolé. Chaque jonction crée une noue qu'il faut drainer.

Le chéneau reçoit donc beaucoup d'eau sur une petite largeur. S'il fuit ou déborde, l'eau tombe directement à l'intérieur, souvent au-dessus d'un couloir d'alimentation ou d'une aire paillée.

C'est aussi un point de la toiture que l'on regarde rarement. Les feuilles, la mousse et les débris s'y accumulent sans être vus depuis le sol, jusqu'au jour où l'eau ressort dans le bâtiment.

Chéneau acier : quels avantages pour une exploitation ?

L'acier galvanisé ou prélaqué est robuste et supporte bien les chocs. Il se fabrique dans de grandes longueurs, ce qui limite les jonctions, souvent points faibles d'un chéneau.

Chéneau acier : quels avantages pour une exploitation ?

Il s'accorde naturellement avec une couverture en bac acier : mêmes fournisseurs, mêmes teintes possibles, mêmes accessoires de fixation. Sur une surtoiture, c'est la solution la plus simple à intégrer.

Son point faible est la corrosion. Une rayure dans le revêtement, un dépôt de feuilles humides ou une ambiance chargée en ammoniac peuvent amorcer la rouille, d'où l'importance d'un bon revêtement et d'un entretien régulier.

Chéneau zinc : dans quels cas le préférer ?

Le zinc est apprécié pour sa durabilité et son aspect, qui se patine avec le temps. Il se travaille bien, se soude et s'adapte à des formes complexes.

Il est plus sensible aux ambiances agressives. Au contact de certains matériaux ou dans un air chargé d'ammoniac, il peut se dégrader plus vite qu'attendu. Il demande aussi un savoir-faire de soudure précis.

Sur une exploitation, nous le réservons plutôt à un bâtiment proche de la maison d'habitation, à une partie ancienne en maçonnerie ou à un cas où son aspect compte. Pour une stabulation, l'acier reste le choix le plus courant.

Quel est le prix d'un chéneau acier ou zinc ?

Selon Travaux Avenue, un chéneau en acier se situe entre 35 et 45 € par mètre linéaire, et un chéneau en zinc entre 30 et 50 € par mètre linéaire, hors pose.

À ces prix s'ajoutent la pose, les naissances, les descentes, les crapaudines et les éventuels trop-pleins. Sur un chéneau difficile d'accès, entre deux toitures hautes, la pose peut peser autant que la fourniture. Notre page tarifs rassemble les fourchettes utiles.

Quels points soigner lors de la pose d'un chéneau ?

Un chéneau durable se joue sur des détails que l'on ne voit plus une fois la toiture fermée. Les points que nous vérifions :

  • une pente régulière vers chaque descente, sans point bas ;
  • des naissances et des descentes assez nombreuses pour le volume d'eau ;
  • un trop-plein qui rejette l'eau à l'extérieur en cas de bouchage ;
  • des jonctions étanches et dilatables sur les grandes longueurs ;
  • des crapaudines qui arrêtent les feuilles et les débris.

Le trop-plein est souvent oublié. C'est pourtant lui qui évite qu'un chéneau bouché un soir d'orage ne déverse son eau dans la stabulation.

Le recouvrement des bacs sur le chéneau compte aussi. Les bacs doivent descendre suffisamment dans le chéneau pour que l'eau ne remonte pas sous la tôle par grand vent, surtout du côté exposé à l'ouest.

Faut-il changer le chéneau lors d'une surtoiture ?

Souvent, oui. La surtoiture rehausse légèrement le niveau de la couverture, et l'ancien chéneau ne se trouve plus à la bonne hauteur pour recevoir l'eau des nouveaux bacs.

Sur une surtoiture bac acier, nous prévoyons donc un chéneau neuf posé sur l'ossature, dimensionné pour les deux versants. L'ancien, s'il est en fibrociment, reste en place dessous sans être prélevé.

C'est aussi l'occasion de revoir les descentes et l'évacuation au sol. Notre page gouttières et chéneaux agricoles détaille cette partie du chantier.

Vous avez un chéneau qui déborde entre deux bâtiments, du côté de Luçon ou ailleurs ? Nous venons voir d'où vient le problème avant de proposer quoi que ce soit : demandez une visite.

FAQ

Questions fréquentes

Quelle différence entre un chéneau et une gouttière ?

La gouttière est accrochée en bas de pente, à l'extérieur du bâtiment. Le chéneau est intégré à la toiture, souvent entre deux bâtiments accolés ou derrière un acrotère, et reçoit l'eau de un ou deux versants.

Un chéneau qui déborde est-il forcément trop petit ?

Pas toujours. Le débordement vient souvent d'une descente bouchée, d'une pente insuffisante ou d'un point bas créé par un affaissement. Le diagnostic commence par là avant de changer le chéneau.

Peut-on peindre un chéneau acier rouillé ?

On peut traiter une rouille superficielle, mais un chéneau percé ou très corrodé se remplace. La peinture ne fait que retarder l'échéance sur un acier déjà attaqué.

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